Deux livres pour un curé…

Jean Meslier, athée, profession : curé, Éd. Libertaires, 2010
Un beau personnage de théâtre, ce Jean Meslier. Un curé de village convaincu que Dieu n’existe pas, qui célèbre la messe, baptise, donne l’extrême onction, marie et enterre religieusement… sans croire un mot de ce qu’il fait et raconte.
Un prêtre athée !
Jean Meslier a existé. Curé d’Étrépigny, dans l’archevêché de Reims (1664-1729), il est ici mis en dialogue avec Henri Chatelet , personnage fictif, lui, curé d’une paroisse voisine, tout à la fois affable et empreint des croyances dominantes de son époque.
Alors que ce dernier lui rend visite, Jean Meslier jette les bases de sa philosophie.
La discussion entre les deux personnages permet d’intégrer les rares éléments connus de la biographie de Jean Meslier et de découvrir sa pensée.
Une pensée qui aborde des sujets qui résonnent avec notre époque : le rôle des religions dans la société, le mariage, le divorce, la sexualité mais aussi la misère du peuple et le « rôle social » de l’Église.
Le tout teinté d’ironie et autres joyeusetés car le curé Meslier est aussi un bon vivant…
ISBN : 978-2-914980-99-9
8 euros

Thierry Guilabert, Les aventures véridiques de Jean Meslier (1664-1729) : Curé, athée,  et révolutionnaire, Éd. Libertaires, 2010
Au début de l’été 1729 disparut, dans le plus grand secret, un prêtre ardennais répondant au nom de Jean Meslier, exerçant depuis quarante ans dans la même paroisse. Son décès ne fut pas inscrit dans le registre paroissial. Son corps fut inhumé hors de la terre consacrée de l’Église.
Ce curé était apostat, curé le jour, barbare athée la nuit, il laissait à sa mort un épais manuscrit où il mettait en pièce non seulement la religion chrétienne mais toutes les religions, piétinant avec rage les prétentions des églises du monde. Surtout, il montra le lien unissant les rois, les nobles et les prêtres, et proposa que l’on se débarrasse de tous les puissants, regrettant au passage l’absence de généreux assassins pour en finir avec les Césars…
Ce livre est une présentation vivante de la vie et de l’œuvre de Jean Meslier.
Préface de Michel Onfray
140×210 mm, 256 pages,
ISBN : 978-2-914980-87-6
14 €

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La musique des Kerguelen

Prix Corail du livre 2010
Prix Corail du livre, festival mondial de l’image sous-marine, Marseille 2010

Olivier Bass, La musique des Kerguelen, Éd. La Découvrance
À Paris, un jeune homme se rend à une soirée à l’Opéra pour écouter des airs de Chostakovitch, mais un sillage de péniche sur la Seine l’emmène bien vite à son vécu récent. Embarqué à Durban sur un cargo, il navigue vers les Kerguelen pour ravitailler les scientifiques isolés qui attendent depuis des semaines. Mais un appel d’urgence déroute le Marion Dufresne : un chalutier est en perdition non loin des îles australes. À leur arrivée, un tableau sinistre se profile… Marec Dévarenne, le narrateur de La musique des Kerguelen, ne reviendra pas indemne.
Olivier Bass, trente-sept ans, originaire de Marseille, est lieutenant de la marine marchande et navigue pour son travail. Il habite avec sa petite famille la région Bourgogne et garde la nostalgie de la Bretagne où il a séjourné quelques années.
La musique des Kerguelen est son premier roman. Il a déjà publié quelques nouvelles dans la presse et a participé à quelques concours où son écriture n’est pas passée inaperçue.

Prix littéraire « Ecume de mer 2010 », fédération nationale du Mérite maritime et de la médaille d’honneur des marins.
Prix littéraire « Un livre, une commune – 2010 », remis par Cesson (77)
Sélection prix littéraire Henri-Quéffelec 2010
Sélection prix littéraire ENS Cachan 2009-2010

Ouvrière d’usine : un témoignage exceptionnel

Sylviane Rosière
Ouvrière d’usine !

Sylviane Rosière est aujourd’hui à la retraite. Elle était ouvrière d’usine. Dans un truc dur. Physique. Une usine de décolletage. En 2006-2007, pendant un an, elle a tenu un journal sur sa vie à l’usine. Des petits témoignages envoyés jour après jour à sa sœur, via Internet. Nous les avons rassemblés et ça donne ce livre magnifique.
On a tendance à l’oublier, mais la France est majoritairement ouvrière et prolétaire. Et, comme par hasard, la vie quotidienne de cette majorité est systématiquement tue. Niée. Méprisée.
Lisez ce livre. Il va vous secouer. Il cause de la vraie vie. D’un quotidien dur. Tatoué à l’exploitation et à l’oppression. Survivre avant tout. Cerné par cent mille petites lâchetés. Mais irrigué, sans cesse, par cent mille autres petites et grandes solidarités de classe.
Et en plus, il est vachement bien écrit ! Exemple :
… Je circule parmi les machines, chacune a son odeur : celle-ci de vinaigre chaud, celle-là de soufre et puis plus loin, cette autre qui dégage un relent indéfinissable d’une suavité écœurante.
L’enfer pourrait sentir ça, avec en plus l’odeur du sang et de la tripe en putréfaction…

ISBN 978-2-914980-97-5
10 €

Joshua SLOCUM : Seul autour du monde à la voile

Joshua Slocum, Seul autour du monde à la voile, Éd. La Decouvrance, 2010
ISNB 978-2-84265 -629-4         20,50 €

Parti de Boston le 24 avril 1895, Joshua Slocum y revient le 27 juin 1898, après un tour du monde à bord de Spray : il est le premier navigateur connu à avoir effectué un tel périple à la voile en solitaire. Cet ouvrage est le journal de bord de cette aventure de plus de trois années et de près de quarante-six mille milles.
Joshua Slocum (1844-1909) descend d’une longue lignée de navigateurs nord-américains. Il accomplit son premier voyage au long cours à bord d’un transport de bois et navigue comme marin au commerce une bonne partie de sa vie. En 1892, armateur à la retraite, il découvre sur la côte est des États-Unis le Spray, un sloop de onze mètres, abandonné dans un champ. Il va le remettre en état et l’améliorer avant de se lancer dans cette aventure hors du commun.
Ouvrage traduit de l’anglais par Myriam Barbier

Kitoko Djaz de Benoît Kongbo

Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) matiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguqster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…

Lire un extrait : Kitoko Djaz

Les parutions de novembre 2009

Éditions Être et Connaître :
jerusalem-192x300L’histoire proche-orientale, qu’elle soit spirituelle ou profane, n’a pas fini de nous livrer tous ses secrets. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est son imbrication extraordinaire avec l’histoire de l’Afrique, berceau de l’humanité.
Dans la Bible hébraïque, la figure de Pharaon est empreinte de rejet. Cependant, avec les Pharaons koushites, l’Egypte ancienne retrouve unité, stabilité et puissance.
Journaliste et historien, Henry T. Aubin, à travers ce livre, nous fait revivre un pan complètement méconnu, voire occulté de l’histoire universelle.
Ce livre, c’est l’histoire héroïque de la civilisation koushite, plus précisément celle de la XXV dynastie. Mieux, l’histoire d’une exceptionnelle solidarité entre le royaume de Koush et le royaume de Juda, entre Africanité et Judaïsme.
L’auteur a raison d’écrire que cette histoire est un « chef-d’oeuvre peu connu de la littérature antique ».
En –701, l’armée assyrienne, redoutée pour son professionnalisme, se trouve aux portes de Jérusalem. Ezéchias se rend au Temple de Salomon, implore l’Eternel de délivrer Jérusalem de l’Assyrie. Mais en même temps, il prend soin de solliciter l’aide militaire de l’Egypte koushite. Car la chute de Jérusalem signerait la fin du judaïsme. TAHARKA, prince koushite et stratège militaire hors pair, vole au secours de Juda, met en déroute les Assyriens. Jérusalem est délivrée, elle fait la fête, et la société hébraïque peut continuer à s’épanouir.
Il ne fait aucun doute que les lecteurs francophones, à la suite des lecteurs anglophones qui l’ont déjà consacré comme un classique, le consacreront à leur tour lumière pour notre temps.

Henry T. Aubin, Jérusalem délivrée : l’alliance entre Hébreux et Africains en 701 avant notre ère, Éd. Être et Connaître, 2009
ISBN : 2-911198-30-4 , Prix : 25 €

Éditions opoto :

chanson couv webMars 2009. Par une froide soirée d’hiver, le poète camerounais arrive au Pays Marennes Oléron. Quelques heures plus tôt, il quittait son Afrique natale et ses 35°.
Pendant trois semaines il présente ses œuvres aux habitants d’Oléron et du bassin de Marennes. En explorateur avisé il prend des notes, des photos, mais surtout, il fait des rencontres.
Chanson pour Marennes et Oléron est la relation de ce voyage à la découverte d’un Pays, de ses habitants et de leurs bizarreries…

Et puis il a fallu partir
Perdre mon ancrage
Au sol solide du terroir
Traverser l’énorme rature
Du dernier cordon policier
Et plus haut que les oiseaux
Plus haut que les nuages
S’envoler dans la nuit profonde

Anne Cillon Perri, Chanson pour Marennes et Oléron, Éd. opoto, 2009
ISBN : 2-9533976-4-2, Prix : 10 €